lundi 30 novembre
Re-birth
Je ne sais pas si c'est mon plongeon dans le gangsta rap ou l'Annonce qui m'a réveillée.
J'étais endormie, avachie, trainant comme une âme en peine depuis plusieurs semaines.
Et il m'a appelé !
Pour m'avertir.....qu'il allait être embauché à la éssènsséhèphe.
Et là, j'ai eu une révélation.
Comment, COMMENT puis-je décemment m'imaginer faire ma vie, ou construire quoi que ce soit avec un mec qui a un CDI à la éssènsséhèphe ?
C'est tout bonnement inconcevable.
Et maintenant, ça va bien mieux.
jeudi 19 novembre
Journal Intime du 09 et 10 Janvier 2009
J'aime faire des listes. Ca fixe les choses. Mais certaines sont plus tristes que d'autres. Anthony m'a quittée. J'ai besoin/Envie, vraiment de m'changer les idées. Essayer de ne pas trop boire, aussi. Parfois ça me fait peur. Je n'sais même pas pourquoi j'écris ça.
J'ai, comme tout le monde, peur de l'avenir.
On nous berce de doux rêves, on nous colle des étoiles dans les yeux, et après, une fois que le rêve s'effondre, on nous laisse nous démerder et essayer de recoller les morceaux.
J'aimerais :
Voyager
Rencontrer des gens
Me marier
Elever des enfants (et non pas enfanter, la différence est notoire, vous n'avez qu'à demander à mon périnée)
Sortir
M'en mettre plein les yeux avant de devenir poussière
Être utile
Connaître le bonheur
Mais qu'est ce que c'est ? On passe notre temps à courir après nos envies, mais le jour où elles seront assouvies, que se passera-t-il après ? J'ai déjà pas de but dans ma vie, enfin rien de précis. Alors si j'en trouve un et que j'le dépasse....
Mais au fond j'ai plein de buts ! Trop. Parce que voilà. J'veux qu'ma vie soit remplie. J'aimerais tenir un magasin, être prof, président de la République, comique, sportive de haut niveau, éduc spé, DRH, psychologue, traductrice, travailler dans la pub, la com, le marketing, à l'étranger et en France, écrire des livres, jouer du saxophone, être organisatrice de soirée, ouvrir un restaurant.
Je n'aime pas choisir. Je préférerais tout prendre.
Mais ça, j'avais compris, c'est pas trop possible.
Est-ce que c'est la vie qui est comme ça, ou c'est moi ?
La réalité pure et dure n'est jamais à la hauteur des espérances qu'elle laisse transparaître. Make it funky?. On essaie, c'est difficile. Les soirées se passent mais ne se ressemblent pas. Enfin, si, elles se ressemblent en apparance. On est folles, saoules. Mais. C'est un exutoire, un échappatoire. Un monde parallèle. Une seconde vie. Une seconde naissance. I Need It. Je ne sais pas ce que je fuis, ni pourquoi. Mais le fait est là, j'ai besoin de boire, fumer, baiser. Être exubérante. Parler. Être trop. Être, un peu.
dimanche 15 novembre
Montparnasse
Les cimetières nous rendent vivants. Je ne sais pas si je me rends compte de tous ces gens morts, sous mes pieds.
Mais il ne sont pas morts.
Leur image vit en nous, ils s'animent dès que nous pensons à eux. Nous avons tout pouvoir sur nos souvenirs.
Sous mes pieds ne reposent que des corps. Les âmes, elles, ne sont jamais en paix.
Un cimetière comme celui-ci est rempli d'amour. Se reflètent ici et là les derniers et ultimes hommages rendus à "l'être cher disparu".
Les tombes sont toutes différentes. Les caveaux aussi. Il n'y en a pas deux pareils. Comme il n'y a, sur certains, même pas un nom, d'autres sont envahis par la mousse, certains sont flambants neufs....des fleurs, pas de fleurs...
J'aime bien les cimetières.
dimanche 08 novembre
Baby when the light
Je ne comprends pas comment t'as pu faire ça, encore. Tu sais, j't'aime bien. Même si t'es un peu un con. Parce que bon, moi, j'ai rien à dire de ce point de vue là, c'est un peu l'hopital qui se fout de la charité. Ce jeu de mots est d'ailleurs assez bien choisi, je trouve.
Non mais sérieusement....Tu crois pas que je grillerais un lecteur régulier de République Tchèque ? T'en connais beaucoup des tchèques qui lisent des blogs de minettes en France ? Si encore il y avait des photos un peu lubriques, oui; mais là, c'est pas trop le genre de la maison.
Je comprends pas pourquoi t'as besoin de ça. Pourquoi t'es incapable de m'appeler histoire qu'on aille boire un verre avant que tu partes, pour qu'après tu fasses ton Clément le no-life, venir ici. De quoi t'as besoin ? Tu cherches quoi ? J'te pensais pas voyeur.
T'es p'tet vraiment qu'un connard dans le fond. J'crois que j't'ai aimé, un peu. Toi non, je le sais.
Je crois plus trop en l'homme, en ce moment. Avec un petit h. C'est pas possible d'être simple dans ce pays ?
Tous les crevards se sont passés le mot ?
C'est décidé, comme la cigarette, j'arrête.
Et je tiens !!!
lundi 02 novembre
Casse-toi d'ici.
T'as rien à faire là.
Tu sais que je m'adresse à toi.
Sincèrement, vas-t'en.
J'ai plus envie de te voir.
Ni de supporter ton petit regard condescendant.
J'ai plus envie de grand-chose en ce moment.
mercredi 28 octobre
Voilà.
C'est fini.
Fini. Un mot aussi laid que ma tête ce matin. Je suis inhumaine, mon coeur traine dans les bas-fonds, je rampe d'une pièce à l'autre, à la recherche d'un mouchoir, d'un peu d'eau, à la recherche d'un reste d'amour.
Ne m'en veux pas. C'est ma faute.
Oui, c'est ta faute. Je t'en veux tout de même. J'étais prête à me jeter à corps et à cris, j'étais prête à tout donner pour toi, pour nous.
Tu ne nous a pas fait confiance.
Tu t'es dégonflé. Certain d'avoir pris la bonne décision, même si ça fait mal, parce que " c'est mieux comme ça ".
Non.
Rien n'est mieux comme ça. Je ne suis qu'une loque humaine et toi, toi tu continues de vivre, persuadé que tu as agis pour le mieux. Mais tu m'as tuée.
J'ai envie de mourir.
Je sais que ça ira mieux dans quelques jours, mais je n'arrête pas de pleurer, j'ai mal au crâne, j'ai mal au coeur et au corps, j'ai mal de toi.
C'est donc ça, aimer.
Au moment même où j'allais me soumettre, où j'allais me livrer sans défense, tu m'as répudiée, tu m'as achevée.
Je me sens inutile. Comme si l'on m'avait vidée de mes tripes, pendue à un croc et saignée à blanc.
Je suis à vif dans un bain de sel.
La décristallisation amoureuse n'est pas encore commencée.
mardi 27 octobre
J'ai du mal à imaginer que la distance nous ferait tout arrêter. Je ne peux me résoudre à accepter que tout se termine, pour qui, pour quoi. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Des clous, oui !
Il y a un trou dans ma poitrine.
Je n'ai pas respecté les règles du jeu. Je suis mauvaise perdante.
Qui l'eut crût ? Que de nous deux jaillirait cette espèce de guimauve dégueulasse. On se refuse à le croire, à le dire mais c'est trop tard. On s'étouffe de l'intérieur et déjà, déjà je sens le vent tourner.
Je ne veux pas passer de l'insouciance à la peine, me dire que tout cela n'a servi à rien. Je refuse de baisser les bras avant d'avoir tout essayé.
Je suis têtue.
Tous ces jours, t'attendre, et se dire " plus que", "encore quelques jours".
Est-ce qu'on va encore remettre ça sur le compte des autres ? Ces autres, qu'ont-ils fait pour nous pousser à commettre ce qui apparaît comme irréparable ? Ils nous ont laissé vivre et c'est cela même le plus triste. Nous qui réfutons les codes, on regrette d'en avoir franchi les limites. Et c'est à nous d'assumer ça.
Il y a comme un décalage entre nous et le reste de l'univers.
Le pire de tout ? C'est de vivre l'unicité de ces moments, avant de se dire que ce que nous partageons ne nous appartient même pas, car d'autres l'ont vécu, le vivent et le vivront.
Nous n'avons fait qu'avancer d'un pas dans la vie, et cela est terrorisant. Car l'enjeu, le problème qui pour une fois manque presque de rhétorique est celui-ci : Allons-nous accepter de se sacrifier l'un pour l'autre ? De s'aimer et de se manquer, de souffrir et de se séparer, sans cesse ? D'angoisser chaque dimanche soir ? Chaque fin de vacances ? Allons-nous accepter cet investissement, sans garantie de retour ?
Car c'est cela, l'Homme.
Il calcule. C'est un manager, il mesure les risques.
Alors oui, je suis prête à les prendre, ces risques. Je suis prête à souffrir pour toi, quand bien même ça ne mènera à rien; quand bien même nous finirons dans le mur.
Parce que rien ni personne ne m'empêchera d'aller jusqu'au bout.
Aujourd'hui je le dis, peut-être que je le regretterais demain, mais je veux t'aimer, t'aimer sans vergogne, aller jusqu'au bout de toi, de moi, de nous et des autres. Je veux le crier, l'hurler au monde entier, je veux tout te donner et tout reprendre.
Je veux vivre.
Je veux vivre et j'ai faim de toi. De ton rire et ta voix, de ton parfum, de ton odeur, j'ai faim de toi.
Chaque moment, chaque minute mon corps, mon cœur, mon esprit crie cette faim, et c'est trop tard, le ver et dans le fruit, et j'agonise. Jamais rassasiée, mon deuxième prénom pourrait être Pantagruel, c'est possible, et alors, quand bien même on me nourrit je ne veux m'abreuver que de tes paroles, de ton souffle et de ton esprit; je ne veux respirer que ton air et je ne veux vivre qu'à tes côtés.
Et si, et si ?
Et si on découvre que ce n'est pas ça, que nous nous sommes dupés, si l'on se réveille un matin avec à ses côtés un étranger ? Qu'il ne nous reste que l'amertume et la rancœur ?
Et bien la vie suivra son cours, avec ses larges peines et ses grandes joies, mais on l'aura vécu. On l'aura dit, on l'aura fait, ce "nous".

samedi 10 octobre
Rien n'a plus de sens
Babaille.
lundi 22 juin
A force de malentendus je suis malentendante, et ces déjà-vus me rendent malveillante
STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE. STUPIDE.
C'est fou comme un mot n'a plus de sens quand on le répète à l'infini.
Etrangement, cela le rend...Stupide.
Et moi itou, qui répète à l'infini les mêmes erreurs. Stupide, puissance deux.
dimanche 14 juin
Je te jure, j'boirais plus que du lait, je n'aime plus la vodka!
Ne
Rien
Faire.
Même la syntaxe de cette phrase pousse à la procrastination


